SII et alimentation low FODMAP

Aujourd’hui, j’aborde un sujet très personnel et pas glamour du tout : le syndrome de l’intestin irritable (SII) (ou syndrome du côlon irritable (SCI) ou colopathie fonctionnelle).

Main sur le ventre

Il s’agit d’un trouble du fonctionnement de l’intestin (du côlon ou gros intestin), sans gravité mais responsable d’une gêne importante. J’ai découvert que j’en étais atteinte en décembre 2019, après presque 6 mois de symptômes, de douleurs, d’examens, de visites chez de nombreux médecins…

Je vous partage donc ce que j’ai découvert et appris sur le sujet, et surtout comment aller mieux !

Le SII est un syndrome chronique fréquent qui touche environ 5 % de la population française. Il peut causer de gros troubles intestinaux pouvant vous handicaper lourdement dans votre vie personnelle et professionnelle :
– des douleurs abdominales pouvant être extrêmement fortes
– des ballonnements abdominaux
– des troubles pouvant être très importants du transit intestinal (constipation, diarrhée ou alternance des deux)

On dit que c’est un syndrome sans gravité car il ne nécessite pas de chirurgie et ne diminue pas l’espérance de vie. Il n’augmente pas le risque de développer un cancer du côlon ou une maladie inflammatoire chronique intestinale (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique). Mais des maladies y sont plus fréquemment associées :
– maux de tête
– fibromyalgie
– cystite interstitielle ou syndrome de vessie douloureuse
– syndrome de fatigue chronique
– autres troubles digestifs comme la dyspepsie (difficulté à digérer), reflux gastro-œsophagien…

Le diagnostic se fait habituellement entre 30 et 40 ans, personnellement, j’avais 42 ans. Plus rarement, ce syndrome peut se manifester chez les enfants et adolescents.
Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes par le syndrome de l’intestin irritable.

Très souvent, la première chose qu’on vous propose sont des médicaments : antispasmodiques, anti-météorisme (ballonnement et flatulence), antidouleurs et même parfois anxiolytique jusqu’aux antidépresseurs !! On traite donc nos symptômes, mais on ne nous explique pas comment aller mieux.

Ce qui peut causer le SII (liste non exhaustive) :
– fatigue
– stress 
– anxiété
– angoisse
– repas non équilibrés ou trop copieux
– régimes
– sibo (Small Intestinal Bacterial Overgrowth : prolifération excessive de bactéries au niveau de l’intestin grêle)
– dysbiose (déséquilibre du microbiote)
– intolérances alimentaires
– infections / prises d’antibiotiques à répétition
– endométriose
– facteurs environnementaux

Des études ont montré que ce qui est le plus efficace est d’adopter une alimentation pauvre en FODMAP, qui va permettre de soulager de 75 à 85 % des personnes souffrant du SII. Même si cette méthode ne guérit pas le SII,elle permet d’améliorer le quotidien.

Mais il est difficile de trouver des médecins, des diététicien/nes ou des nutritionnistes formés à ce syndrome.

Alors qu’est ce que l’alimentation pauvre en FODMAP ou low FODMAP  ?

Les FODMAP sont des glucides (sucres) qui sont peu ou pas digérés dans l’intestin grêle et qui, une fois dans le côlon, sont utilisés comme nutriments par la flore colique (les bactéries du côlon). Ils produisent alors des gaz lors de la fermentation. Ces glucides non digérés peuvent aussi arriver tels quels dans l’intestin et faire un appel d’eau, il y a alors apparition de diarrhées. Ils peuvent aussi s’accumuler dans l’intestin et créer des constipations. Chaque personne aura des symptômes qui lui seront propres en fonction de sa sensibilité.

FODMAP est un terme anglais qui signifie :

Chaque personne va réagir différemment en fonction du type de FODMAP consommé, la sensibilité à un même FODMAP peut varier d’une personne à l’autre.

F : Fermentescibles : qui sont dégradés par la flore colique en produisant de la fermentation
O : Oligosaccharides : les Fructo-oligosaccharides FOS ou Fructanes et les Galacto-oligosaccharides GOS ou Galactanes
D : Disaccharide : le lactose
M : Monosaccharide : le fructose
A : And : et
P : Polyols : dérivés des sucres en -ol comme le mannitol, le sorbitol, le xylitol, le maltitol…

Par exemple, certaines personnes pourront consommer sans problème des aliments riches en fructanes. Alors que d’autres ne pourront les consommer qu’en petite quantité. D’autres encore ne tolérerons aucun aliment ayant une teneur forte ou modérée, quelle que soit la quantité consommée.

La première étape, si vous avez des symptômes vous faisant penser au SII, c’est de consulter un gastro-entérologue qui posera un diagnostic. On évite l’auto-diagnostic, parce que ce qu’on veut, c’est aller mieux et surtout ne pas empirer les choses. En effet, il est tentant de supprimer tous les aliments riches en FODMAP, mais le but in fine est de manger équilibré et de ne surtout pas se priver.

La seconde étape, c’est de s’adresser à une personne compétente en nutrition pour vous aider à mettre en place une alimentation low FODMAP.

Pour cela, il y aura 3 étapes à suivre :
– phase 1 : l’élimination des aliments riches en FODMAP
– phase 2 : réintroduction méthodique d’aliments riches en FODMAP
– phase 3 : personnalisation en fonction des aliments et des quantités que vous tolérez

Voilà ! J’espère que ces informations vous seront utiles et n’hésitez surtout pas à me dire ce que vous en pensez !

De mon côté, je me suis beaucoup appuyée sur les connaissances de Blanche Vidal-Soler https://fodmap-avec-blanche.com/ et sur les comptes Instagram et sites d’Audrey Lienard @audreylnrd, @ginetteetjosiane, https://www.audreylnrd.com/ et son e-shop https://www.ginetteetjosiane.com/.

Afin de ne pas faire de boulettes dans mon alimentation et pour éviter de me rendre malade, j’ai croisé plein de sources différentes pour m’établir une liste d’aliments que je peux manger sans problème, et une liste d’aliments à manger en quantité limitée, voire à ne pas manger du tout.

Je vous partage ces listes juste ici, en vous rappelant que nous sommes tous différents et qu’il vous sera peut-être possible de manger des aliments que je ne peux pas manger et inversement, que vous ne pourrez peut-être pas manger des aliments qui ne me posent aucun problème.

Aliments qui ne me posent pas de problème :

Aliments à manger en quantités limitées voire à ne pas manger :

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